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Les Lifters
Ces curieux assemblages qui défient la pesanteur
Origine de la découverte :
Depuis l'année 1923, le chercheur Thomas Thownsend Brown, né en 1905, travaillait sur l'électrocinétique : la propulsion générée par un champ électrique. Il avait découvert que, sous très haute tension, des électrodes disposées en capacité asymétrique se déplacent spontanément. Ses recherches ne passionnaient alors pas grand monde... Les choses vont changer en 1952, lors d'une présentation de sa découverte à des militaires d'un système à doubles condensateurs lenticulaires montés sur des bras provoquant une rotation rapide.
Voyant là une piste possible de propulsion électrogravitationnelle,
les militaires font classifier ses travaux. Mais,
un expert invité à
évaluer le phénomène donne son diagnostic : un vulgaire vent
ionique. Les électrons éjectés par la haute tension ionisent l'air et
la répulsion électrostatique propulse l'ensemble. Les travaux sont donc
déclassés.
Mais T.T. Brown, convaincu de la validité de sa découverte, n'en reste pas là. Il s'adresse au Pentagone et tente de lancer un grand projet de recherche sur la propulsion d'engins volants par électrogravité : le projet "Winterhaven". Depuis ces années de guerre froide, peu de nouvelles ont filtré sur ses travaux. Presque cinquante années s'écoulent jusqu'à ce que la NASA s'intéresse à l'électrogravité pour les voyages spatiaux. Thomas Townsend Brown décède en 1985.
En septembre 2000, l'argument du vent ionique est réfuté : à une altitude 450 km, où l'air est très raréfié (pression de 10-5 Torr), la force propulsive est encore de 0,31 mN, soit 1000 fois supérieure au modèle théorique calculé pour un vent ionique ordinaire...

L'hexalifter sur sa base
Une ébauche théorique :
Lorsque une électrode, l'anode, de très petite dimension (un fil fin) est soumise à un potentiel positif élevé, les molécules de l'air ambiant se mettent en mouvement, se percutent, échangent des électrons avec l'électrode et un nuage d'ions (de même polarité) se forme à proximité de l'électrode.
Si l'autre électrode, la cathode, est construite avec des caractéristiques géométriques qui ne permettent pas de produire un nuage d'ions similaires de polarité inverse, on se trouve en présence d'un système asymétrique soumis à des forces électrostatiques et à la loi de l'action-réaction.

Avec ce système capacitif asymétrique, il est possible de développer une poussée de 10 à 15 mN par watt consommé, pour un courant continu. En utilisant un courant pulsé à 70 Hz, sa consommation diminuera de 75% pour les mêmes performances.
Fabrication de l'hexalifter
Plan d'ensemble de l'hexalifter

Télécharger le plan .dwg ou .pdf de l'hexalifter
La fabrication d'un hexalifter est très simple, et demande juste un peu d'adresse et de patience. C'est du maquettisme. Si vous êtes habitués à la réalisation de modèles réduits, vous serez ici à votre aise.
Essai de l'hexalifter
Ce n'est pas ici la très faible puissance utilisée, mais plutôt la grande différence de potentiel qui est dangereuse. Le contact physique avec la très haute tension peut provoquer un choc cardiaque grave. Fragiles du cœur ou porteurs de simulateur cardiaque, s'abstenir de manipuler la T.H.T. ! Tenir aussi les enfants à bonne distance.
Ces règles de prudence essentielles étant observées, l'hexalifter peut effectuer son premier vol. Débrancher la prise du cordon secteur du générateur T.H.T., alimentation ou moniteur. Vérifier encore une fois !
Relier ensuite les deux fils de cuivre fins d'anode et de cathode, par des bornes qui doivent être diamétralement opposées (1,50m mini), au générateur T.H.T. Ces bornes, pinces crocodile, dominos ou autres, doivent être disposées ainsi : pour l'anode (+) à la hauteur de vol du lifter (40 à 50 centimètres au dessus du niveau de la base) et, pour la cathode (-) fixée sur la base.
Revérifier l'ensemble du dispositif et, câble secteur toujours débranché, mettre l'alimentation sur sa position de fonctionnement. Disposer le câble secteur de manière à ne jamais être obligé de s'approcher de la T.H.T. de moins d'un mètre pour mettre sous tension. Éloigner les autres témoins d'au minimum deux mètres. Le local où est expérimenté l'hexalifter ne doit évidemment pas être humide.
Si tout est conforme à ces conseils de sécurité, brancher la prise secteur de l'alimentation.
L'hexalifter décolle !
(Si vous ne pouvez pas lire le film...)
Surprenant ! L'hexalifter bondit très brusquement au plus haut que ses fils de nylon lui permettent. Il pourrait ainsi monter quasiment à l'infini, on sait maintenant qu'il conserve une poussée partielle dans le vide, si ses fils étaient assez longs et surtout, bien sûr, si ils ne s'emmêlaient pas ! On entend le sifflement caractéristique de la très haute tension, et une odeur d'ozone se dégage dans la pièce. Rien d'anormal, il faudra aérer un peu le local où sont effectués les essais. Ne jamais toucher le lifter avant d'avoir totalement déchargé la T.H.T.
Le générateur T.H.T.
Pour ceux qui n'ont pas d'alimentation T.H.T. de laboratoire, il est assez simple d'en réaliser une à partir d'un vieux moniteur couleur. Il est juste nécessaire que la T.H.T. fonctionne encore. Pour le vérifier, le mettre en fonctionnement et observer si le tube s'allume et devient électrostatique. Si oui, la T.H.T. est intacte.
Pour récupérer la THT d'un moniteur, c'est très simple, mais il faut prendre certaines précautions. Par sécurité, il vaudra mieux pratiquer deux trous dans le moniteur et refermer le capot avant utilisation. Il sera bon, aussi, d'apposer une affichette de "DANGER THT" sur le moniteur.
Simulateur de Lifter :
Un programme de simulation pour les lifters, créé par Blaze Electronic Lab, est disponible en freeware (anglais). Cet outil très puissant permet de calculer les valeurs théoriques pour la construction d'un lifter. Il est décrit et téléchargeable sur le site de Jean-Louis Naudin a l'adresse : http://lifters.online.fr/lifters/html/cls.htm, ou plus directement ici.
Une autre vidéo intéressante :
Thomas Townsend Brown,
Larry Deavenport on Anti Gravity and Free Energy
(Si vous ne pouvez pas lire le film...)
Bibliographie :
(*) L'Effet Biefeld-Brown - Histoire secrète de l'antigravité" - Alexandre Szames - ASZ Éditions
Une opinion n'est choquante
que lorsqu'elle est une conviction.
(Remy de Gourmont)